Combien coûte un stock dormant ou mort ?

stock dormant

Cette étape d’évaluation est incontournable avant d’envisager de vendre son stock dormant. Elle servira au pire à déterminer la date à partir de laquelle il coûte plus qu’il ne pourrait rapporter à l’entreprise propriétaire de ce stock. D’ailleurs, le choix de l’adjectif dormant ou mort nous apporte un éclairage !

Différence entre « stocks dormants » et « stocks morts »

On le dit dormant quant on voit son potentiel financier et l’espoir d’en tirer un jour quelque profit, par une réutilisation en interne ou par une cession à un bon prix. On le qualifie de mort quand finalement on a perdu toute illusion d’en tirer profit. Il est ancien, il a été oublié au fond des stocks, il se dégrade et un jour, il finit à la poubelle !

 

Selon le type de stock, le regard n’est pas le même !

Pour le directeur financier, ce stock n’est pas si mort que ça, il revit parfois selon les années, selon les résultats de l’entreprise. C’est en tous les cas un acteur clé quant on parle de stocks dormants.

Pour l’acheteur qui l’a commandé 100 alors il restera longtemps évalué à 100 dans sa mémoire. Comme une façon de réduire sa culpabilité de l’avoir acheté même si c’est dans la très grande majorité des cas lié à un dysfonctionnement à responsabilité partagée.

Le service commercial le considère peut-être à 120 ou 130 car une fois consommé, ce stock va produire des semi-finis ou finis qui auront une valeur ajoutée.

Le logisticien aura lui un regard sans doute plus réaliste. Il optimise ses surfaces de stockage, il déplace les stocks à faible rotation pour ne pas pénaliser ceux qui tournent plus souvent. Il les voit dépérir année après année.

À quel prix vendre un stock dormant ou un stock mort ?

Une chose est sûre, avoir l’espoir de vendre son stock à son prix d’achat est illusoire !

Le rêveur va attendre qu’il y ait une pénurie du marché et ainsi pouvoir vendre son stock à son prix d’achat voire plus. Ceci peut être le cas en plasturgie actuellement, suite à un cas de force majeure (arrêt de production d’un fabricant de granulés plastiques), un injecteur de thermoplastiques sera peut-être prêt à payer au-dessus de sa valeur d’achat habituel pour satisfaire son client. D’ailleurs, il n’a pas toujours le choix selon le client final.

Le pragmatique sait que son stock inactif ne resservira plus. Aujourd’hui, il préfère le céder à 10% de sa valeur à un recycleur ou négociant car cela le débarrasse.

Et si la solution était de céder ce stock à votre confrère ?

Selon les transactions déjà effectuées par Pro-Spare via sa plateforme, un stock dormant s’échange en moyenne à 50% de son prix d’achat. Ce prix de valorisation varie en fonction des secteurs de métiers ou des catégories de produits. Par exemple, en plasturgie, nous constatons en moyenne une valorisation de 60% du prix d’achat de l’industriel.

Une entreprise de grande taille qui a une puissance de négociation sur ses achats peut même envisager une vente à 70% de sa valeur.

Ne pas être trop gourmand !

Conserver un stock dormant trop longtemps est souvent une erreur car des frais se cumulent chaque année.

Pour vous aider à prendre la bonne décision, nous vous proposons de télécharger un calculateur qui vous permettra d’évaluer le coût réel de vos stocks dormants.

Le graphique ci-dessous présente de façon simplifiée l’évolution dans le temps de la valeur d’un stock dormant. En année 4, dans l’exemple, il sera urgent de le céder même à coût zéro 😉

Avec Pro-Spare, comme nous le verrons dans un prochain article, nous vous expliquerons comment il peut être réaliste de le vendre à -50% de son prix d’achat.

valeur stock