Stocks dormants : le calvaire de l’économie circulaire

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Dans les industries, où vont les stocks dormants ? 

Il y a plusieurs possibilités :

  • Soit ils finissent un jour soit à la benne et, vendus au mieux au kilo de métal ou de plastique
  • Soit Ils peuvent être rachetés par un destockeur à prix bradé. Mais avant cette échéance, une quantité incroyable dort inlassablement dans les entreprises.

La mise à benne ou la vente à prix bradé est une solution d’urgence, de dernière minute car en bon père de famille, le détenteur du stock dormant sait combien il coûte. Il le conserve des années dans l’espoir de le réutiliser. Il est inventorié chaque année, déplacé d’un point à un autre, il se dégrade, il est oublié, il est déprécié comptablement et au bout de quelques années, il ne vaut plus rien.

Dommage de le penser aussi vite ! Savez-vous que 10 milliards de stocks de matières premières dorment a minima dans les entreprises françaises

(Source : Pro-Spare). 

Un stock de matières, d’emballages ou de composants intéresse forcément un confrère quelque part en métropole ou en Europe. Quand on sait que les achats de productions pèsent facilement 50% du chiffre d’affaires, un acheteur industriel peut s’intéresser à votre stock.

 

 

Valeur d’un stock dormant : calcul rapide

L’entreprise Martin possède des cylindres d’acier de haute performance. Il les conserve depuis 5 ans.

La valeur actuelle de ce stock vaut 20k€. Que se passera-t-il lorsqu’il faudra faire de la place ?

Ils seront cédés 2k€ à un ferrailleur ! Soit 10 fois moins le prix de la valeur actuelle.

Pourtant, le dirigeant sait que ces cylindres sont utilisables pour d’autres applications par d’autres industriels. Mais c’est comme un peu chercher une aiguille dans une botte de foin. Ils ont des caractéristiques techniques, un dimensionnel intéressant. Leur valeur n’est pas nulle. Ils valent de 10 à 14k€ s’ils sont vendus à un confrère.

C’est là que l’économie circulaire trouve tout son sens

Avec les stocks dormants, c’est même très simple : ces cylindres ont été fabriqués, transportés, usinés. Les vendre pour leur dimensionnel et leurs caractéristiques, c’est économiser de la ressource.

Les vendre à un confrère c’est aussi générer du cash, de la trésorerie (dans notre exemple précédent, de 8 à 12k€ de gains supplémentaires).

Un jour, ce sont vos confrères qui vous dépanneront ou qui vous feront gagner 30% sur un achat stratégique. Comme si vous achetiez chez votre fournisseur habituel, avec le même niveau d’exigence en qualité et en traçabilité.

De nombreux freins à surmonter

Les ressources manquent pour inventorier, trier et rechercher les certificats matières alors que le potentiel financier des stocks inactifs est évident. Selon Norbert Touchard, dont on a parlé dans l’article précédent, « Les industriels sont parfois peu convaincus que leur stock pourra être vendu à un confrère et trop peu d’acteurs proposent une alternative à la mise à la benne. Avec un peu d’investissement en temps pour bien qualifier son stock, faire X 10 est pourtant monnaie courant ».

Les clés du succès : 4 règles de bon sens à garder en tête

  • Identifier avec précision son stock : référence achat, nom du fabricant, nuance, dimensionnel, etc,
  • Être en capacité de fournir les certificats matières,
  • Valoriser à l’aide de photos le stock de manière à rassurer un éventuel acheteur sur la qualité de stockage,
  • Anticiper par la mise en ligne sur une plateforme d’échanges. Ne pas attendre le dernier moment et être contraint de brader ou jeter son stock de produits neufs.

Modèle disruptif pour les achats

Au quotidien, l’acheteur ou assimilé a déjà son panel de fournisseur et a peu pour réflexe d’aller sur internet pour élargir son champ de vision lorsque « tout roule ». Ce qui est dommage car de substantielles économies sont réalisables. Sur www.pro-spare.com par exemple, notre plateforme vous offre la possibilité de créer votre profil de consommation et d’avoir ainsi une cellule de veille permanente. Vous ne recevez que des notifications ciblées ! Imaginez ce qui peut se produire à l’échelle de plusieurs dizaines de milliers d’acteurs …

En échangeant ses stocks inutilisés, toute entreprise devient un acteur de l’économie circulaire ! Pour plus d’information, n’hésitez pas à nous contacter !